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Joyeux noël à tous, faites attention aux chocolats mhuahaha !

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 Peut-on voir la vie en rose, autre part que dans les rêves ? [PV : Felix]

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MessageSujet: Peut-on voir la vie en rose, autre part que dans les rêves ? [PV : Felix] Lun 30 Juin - 1:44

Une vie en rose, c’est quand tout est parfait non ? Mais quand on ne voit la vie en rose que dans ses rêves, comment peut-on appeler cela ? Les rêves c’est beau, mais ils sont également là pour être réalisés, vécus en vrai. Telle était la principale occupation d’Ikiru, ici au pensionnat…

Flash-back :

La brume de la nuit tardait à se dissiper, faute à un temps lourd la veille. Il faisait chaud, Ikiru avait passé une nuit agité, atterrissant au bas de son lit la couette en moins au matin. Bon, il est vrai que c’était limite suicidaire de sa part de dormir avec la couette, surtout en cette période de l’année ; mais le pauvre, il avait froid sans cela sinon. Il peina à se lever. Vêtu de son pyjama, il avança tout de même dans le couloir avec ses drôles de chaussons -Des chats roses- ; tout en murmurant bon nombre d’aliments frais dans sa bouche. Laissant une belle trace par moment au sol, -Le charme de l’innocence d’un enfant ?-
Tel était l’effet du matin chez Ikiru, surtout quand son ventre gargouillait. Dès lors, tout côté rêveur, romance, artiste s’en allait. Sa propre vision du bonheur pris place ici, un bon repas rend toujours les sourires et les gens heureux non ? Puis quand tout le monde souriait ; il n’y avait rien de plus beau.

Fin du Flash-back :

*Pouf* Hein quoi ? Je ne savais pas où je me trouvais pour le moment. Je n’avais repris mes esprits qu’a l’instant. Ecarquillant doucement les yeux, je m’apercevais qu’une nouvelle fois j’étais vêtu et je me baladais avec mes chaussons dans le pensionnat ; la grande classe chez moi quoi.
En regardant autour de moi, je ne vis que des casseroles un peu partout. *Petit instant de réfléxion.*
Ah oui, je dois être dans la cuisine. « Youhou, il y a quelqu’un ? » disais-je un peu de crainte. Sans doute, la peur que le chef cuistot vienne me chasser à coup de pied aux fesses. –Cela sent le vécu.-
Quelques instants passaient, quand il vit qu’un grand silence régnait autour de lui. *Houra, il n’y a personne.* Je me mis donc à partir à la recherche du frigo et de tout signe de nourriture qui pourrait y être rangé. Bien évidemment, avec mon grand talent de la discrétion ; c’est-à-dire que diverses casseroles ont atterrit par terre, que les tiroirs grinçaient tant, qu’ils venaient me massacrer les tympans. Furtivement, peut-être alerté par les bruits qui sortaient de la cuisine ; je me cachais tel un écureuil qui voudrait protéger sa noisette, guettant le moindre pas qui pourrais approcher d’ici.

Lorsqu’il sortit doucement sa tête, après avoir jeté un coup d’œil un peu partout ; il vit enfin une grand porte métallique, qui devait-être le frigo. –Beaucoup de temps avaient passé, il ne savait pas il était quelle heure, mais il était réveillé. Enfin.-
Il s’avança donc doucement en direction du frigo ; et lorsqu’il l’ouvrit enfin ses yeux s’émerveillèrent.
Ikiru était pris d’admiration pour toutes ces choses colorées qui remplissaient le frigo. Il reconnaissait de la viande, tant de fruits et légumes qui s’y trouvaient ou encore une bouteille de vin qui était entamé. Sans doute le cuistot qui la boit en cachette, pensait-il.
Il prit donc plusieurs fruits tel un libre-service quoi ; une bouteille de soda, une glace et se mit par terre afin de pouvoir déguster cela petit à petit. Quand il s’agissait de son estomac, Ikiru ne fit de grâce pour rien ; finit les chichis, ou autres.

Bordel, que c’était bon tout ça. Des rognons de poire, de pomme, une peau de banane se trouvait désormais dans la cuisine. Hum, je nettoierai sans doute après ; sinon je risque fort de me prendre une belle rouste si on m’attrape. De quelques coups de pieds, je ratissais la zone afin de tout mettre en un tas ; c’est déjà sa quoi non.
J’étais assis sur les fesses, les jambes écartés et le dos contre une armoire ; quand j’ouvrir ma glace.
C’est ainsi, que je me mis à déguster cela tout en m’en mettant partout. Une glace à la fraise, c’était mon parfum préféré. D’accord, il y en a plus qui atterrissait sur mes joues qu’autres choses ; mais je savourais cela. N’étais-ce pas le plus important ?

Tel un doux enfant, il mangea sa glace en y mettant amour dedans. D’accord, l’amour chez Ikiru faisait qu’il en mettait partout sur lui ; mais n’étais-ce pas mignon de voir une âme d’enfant dans un monde de brute ? Un monde ou l’indifférence était de mise, ou les plus démunis sont mis de côté …
Le monde tout rose chez Ikiru, n’est rempli que d’innocence ; ou l’insouciance et le suivit de son propre instinct devait régner.


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MessageSujet: Re: Peut-on voir la vie en rose, autre part que dans les rêves ? [PV : Felix] Lun 30 Juin - 13:31

Felix, en cette matinée, savourait le plaisir de ne pas avoir cours. Quel bonheur, quelle pause inespérée! Comme à l’ordinaire, il détestait encore et toujours sa classe, qu’il jugeait oppressante. Il en avait toujours été ainsi: entouré par la masse d’un groupe, il s’était constamment senti étouffé. Aujourd’hui était, par conséquent, une courte échappatoire dont il se délectait. Ce détail, pourtant, ne l’avait pas empêché de se lever aux aurores. Grommelant sous ses draps, pestant de ne pas pouvoir se rendormir, tournant et virant dans son lit, il avait finalement décidé de se lever et, les traits encore tirés de sommeil, avait décidé de procéder à une minuscule phase de rangement, qui l’avait vite exaspéré. Comme de nombreux jeunes gens obéissant à leur sensibilité artistique, il était un jeune homme désordonné, désorganisé, ce qui toutefois ne l’empêchait jamais de retrouver ses affaires. Sa chambre constituait, comme on l’aurait indiqué vulgairement, un bordel organisé.

Suite à cette contrariété, le jeune anglais avait opté pour un loisir qui lui procurerait joie et bonne humeur. Il faisait encore trop frais pour se lancer dans une longue promenade à travers les jardins, et il se dirigea de fait, vers les cuisines. Les cuisines, un endroit où, durant ses plus jeunes années, il avait passé si longtemps. Rien de surprenant, après tout: sa mère était pâtissière et les Chester logeaient tapis dans l’arrière-boutique. Les odeurs de nourriture, la chaleur d’une plaque de cuisson, tout ceci avait pour lui les allures d’un petit coin de paradis. Sans parler des plaisirs du ventre: peu de gens étaient assez fous pour oser s’y soustraire, et surtout pas lui!

Là reposait donc son passe-temps de la matinée: s’affairer à la préparation de gâteaux. Si j’osais être un peu plus sociable, peut-être pourrais-je les partager avec mes camarades de classe, songea-t-il sans grande conviction. Cette remarque formulée à lui même n’était néanmoins pas assez pour altérer sa bonne humeur. Felix gagna les cuisines en fredonnant un air entêtant qu’il avait entendu par hasard à la radio, quelques semaines auparavant, et s’approcha des fourneaux.

Oh, évidemment, il n’était pas sans ignorer qu’il n’avait nullement le droit de se trouver en ces lieux, et si le cuisinier s’apercevait qu’il chapardait goulument des ingrédients dans son stock de nourriture, le jeune homme passerait un sale quart d’heure. Il savait pertinemment tout ceci. Mais qu’aurait-on pu lui reprocher, dans le fond? Ce minuscule larcin n’était pas destiné à son unique plaisir. L’élève détailla furtivement la salle. Personne. Il haussa les épaules et s’empara d’un saladier où il battit des oeufs en neige, sans cesser de chantonner.

Soudain, un fracas sourd parvint à ses oreilles. Felix tressaillit, fit volte-face. Un frisson de surprise lui parcourut l’échine et, à tâtons, il s’avança vers le lieu du crime pour tomber nez à nez avec un jeune homme visiblement inconscient. L’élément qui, cependant, frappa le plus notre apprenti cuisinier était les chaussons roses qu’il portait aux pieds. Drôle de personnage, pensa-t-il, et quel endroit incongru pour roupiller! Ce ne fut que quelques secondes plus tard que Felix remarqua enfin les casseroles qui, tout autour de l’inconnu, gisaient sur le sol. Bizarre! Pour ne pas éveiller les soupçons, il entreprit toutefois de les ramasser, de les ranger, à pas feutrés, en toute discrétion.

C’était sans compter son incroyable maladresse. Il trébucha, manquant de choir, une casserole à la main, et crispa le poing sur le manche de celle-ci pour éviter qu’elle ne tombe. In extremis, il se rattrapa à la porte d’un placard et, une fois qu’il se fut relevé, s’essuya le front d’un revers de main. On l’avait échappé belle! Un geste de plus et il aurait par inadvertance troublé la sieste de ce jeune homme peu commun. Il continua à s’affairer à ses recettes.

Quand le second occupant des cuisines s’arracha enfin à sa léthargie, Felix se tenait face à lui, sur le départ, brandissant fièrement un sachet de muffins. Pris sur le fait, le visage cramoisi, il s’enthousiasma,, faussement enjoué, comme pour sauver sa peau:

«Euh, qui veut des gâteaux?»
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MessageSujet: Re: Peut-on voir la vie en rose, autre part que dans les rêves ? [PV : Felix] Jeu 24 Juil - 3:09

La rencontre de deux êtres, remplis d’innocence dans un lieu plus qu’original est-elle signe d’insouciance de la part des deux protagonistes ? Ou bien, est-ce car les grands esprits se rencontrent …

Pourquoi faut-il tant exagérer les choses ? Un grand esprit moi ? *Après un léger temps de réflexion.* Oui, je pourrais me qualifier comme cela. Un grand esprit, lié à une source d’imagination qui est plus que grande. Et pourtant, j’aimerai encore tant être un enfant.

Bon, qui a osez-dire que la gourmandise un défaut ? Qui est cet abruti qui à oser dire ça que j’aille lui en toucher deux mots. Bon d’accord, il est vrai que je devais être en train de divaguer à cause de toute cette nourriture. Mais c’était si savoureux, fin non exquis que tel un cochon, je m’en étais mis partout. *Eh bah dis donc, elle était belle mon élégance au bon matin. Moi qui étais si raffiné, malgré ma nonchalance pour tout cela. J’avais même mis tant de tâches, sur mes beaux chaussons. Ils vont coller tout partout.* Oublions donc cet égarement, ou en étais-je ?
J’avais encore ma cuillère du pot de glace à la fraise, quand j’étais limite devenu inconscient. Mes pensées prirent place dans ma tête, ignorant tout ce qui pouvait se passer à côté, de la nourriture, des boissons, des bonbons, des notes de musiques défilaient pour mon plus grand bonheur.
Un sourire s’esquissa doucement sur mon visage, en même temps quand on ne pense qu’à manger et dormir tel un chat ; c’est la belle vie je crois.
À vrai dire, je ne savais même pas dans quelle classe j’étais ; ni si j’avais cours aujourd’hui. Bon, il est vrai que je n’ai pas foutu grand-chose depuis que je suis arrivé. Mais j’ai de bonnes excuses, ne me blâmait pas trop vite nan mais. Le temps d’adaptation pour quelqu’un comme moi jouait en ma faveur ; car en y repensant, je n’étais pas là depuis très longtemps.

Ikiru continuait à se perdre dans ses pensées, dans ce lieu si culte et improbable qu’étais la cuisine …
Quand une personne s’approchait et passait devant lui, pensant qu’il devait dormir ici.
D’accord, on pourra dire que ce jeune homme a peut-être la tête en l’air, mais bon. Il avait l’air matinal, tout comme Ikiru d’ailleurs. Mais malgré cela tous deux avaient l’air d’avoir une tête digne d’une fin de soirée bien arrosée ; nous ne dirons rien. Puis c’est le charme du matin …

Quelle manque de jugeote dis donc. Comment pouvait-il penser que je dorme, alors que j’étais tâché de partout de fruits, de glace et toutes sortes de choses qui pouvaient être manger ou bu.
Je me mis donc à l’observer discrètement sans bouger, afin d’en savoir un peu plus et surtout de voir si je n’étais pas en danger. *Question de penser à ma gueule aussi quoi. Ce que je fais déjà non ?* Pensais-je en souriant.
Il avait l’air d’être un étudiant du pensionnat, de la même taille que moi ; mais ce qui me frappa le plus était sa maigreur assez voyante comme moi. Je souriais rien qu’à la scène ; deux êtres d’une grande maigreur et digne d’être de grands boulets se retrouvent au bon matin dans la cuisine. Amusant non ?
J’insiste sur boulet, car il avait trébuché tout seul ; manquant de peu de tout renverser par terre et d’arrêter mon état somnolant.
Peu de temps après, dès que j’avais pu me rendormir dans mes douces et belles pensées ; je fus réveiller par une proposition pour des gâteaux. Bon, d’accord je reconnais que ça ne m’étais pas forcément adressé ; mais autant en profité non ?

Il se mit donc à ramper en direction de cet individu, bavant un petit peu sur le sol en disant « Gâteaux … ». En effet, il était dans ces rêves ; c’était limite s’il ne voyait pas le jeune homme devant lui comme un gâteau à croquer. Ne pouvant manger que ce genre d’aliments et non de la viande ou poissons comme aliments consistant ; il était donc compréhensible sur ce point. Enfin, de-là à voir les gens comme des gâteaux …
Arrivé à hauteur de cet individu, il sauta non pas pour lui tomber dessus ; mais il attrapa le paquet de gâteaux avec ses dents et s’en alla dans un petit coin pour en manger.
À ce moment-là, après avoir dévoré un premier gâteau ; il reprit ses esprits.

Mince, ou est passé le grand gâteau ? Je l’ai déjà mangé ? Je quittais donc mon petit coin, avançant tout doucement dans la cuisine à la recherche de ce jeune homme. Quelques pas suffirent, avant de le trouver. D’une voix plus qu’innocente, je dis donc : « On partage ? »
N’allez pas faire de référence stupide à la pub des Kinders Bueno bien évidemment ; je voulais juste tenter une approche un peu plus amicale, après mon coup qui a dû le choqué, voir l’effrayé.

Il s’assit donc à côté de cet individu qui semblait stupéfait, de l’acte d’Ikiru. Qui non sans gêne, mangea une glace à côté de lui ; avant de se reprendre et dire :
« Excuse-moi, pour ce qu’il s’est passé. Tentons d’oublier et partons sur de bonnes bases. Je m’appelle Ikiru et toi ? »
Tant de revirement de situation de la part d'Ikiru, qui ne pouvait ajouter qu'un zeste supplémentaire d'amusement, dans cette scène qui était déjà plus que cocasse.


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MessageSujet: Re: Peut-on voir la vie en rose, autre part que dans les rêves ? [PV : Felix] Ven 25 Juil - 1:15

Que des tâches de glace maculaient les vêtements du jeune homme, à vrai dire, Felix n'avait pas pris le temps de le remarquer, intrigué par les désormais célébrissimes chaussons roses qu'il portait aux pieds. L'adolescent essaya maintes et maintes fois de se concentrer sur un détail plus anodin, mais rien n'y faisait: déjà la scène se déroulait en boucle dans sa tête, lui arrachant un sourire contrit, le sourire de quelqu'un qui tente sans succès de ne pas exploser de rire.

Il s'imaginait l'inconnu entrer en trombes dans un magasin, s'emparer de ladite paire de chausson et s'écrier, brandissant fièrement son trophée digne des plus grands guerriers revenant victorieux du champ de bataille: " C'est ceux-làs que je veux!". Rien de très drôle, direz-vous, mais pour Felix Chester, la scène suscitait de toute évidence l'hilarité. Pour ne pas paraître impoli, il se contint toutefois, se mordillant frénétiquement les lèvres ou élaborant pour stratagème de s'empiffrer de gâteaux. A la rigueur, s'il s'étouffait malencontreusement avec une miette,il aurait au moins le mérite d'avoir mis sur pied une diversion efficace.

Un élément, pourtant, vint contrecarrer ses plans. Le jeune homme face à lui s'empara du sachet de gâteaux qu'il lui présentait d'une manière bien saugrenue. En rampant. Et avec les dents. Comme un... un animal. La première réaction de Felix fut des plus attendues: hébété, il écarquilla les yeux, cligna à plusieurs reprises des paupières, battit des cils, pour s'assurer que ce qui s'était déroulé sous ses yeux était bien réel. On se serait cru dans un des dessins animés de son enfance!

Puis, il interrompit le long silence pesant de temps à autre entrecoupé de soubresauts de mastication d'un incontrôlable éclat de rire. Il s'en tenait les côtes, pouffait à en perdre le souffle tant la situation lui paraissait incongrue. Si un membre de sa classe était entré à cet instant précis dans la cuisine, il n'aurait en aucun cas reconnut Felix Chester, ce garçon timide, réservé, toujours replié sur lui-même, l'échine courbée. Il offrait là un tout autre visage, le visage de celui qu'il était vraiment, à savoir une personne simple et enjouée. La cuisine, le rire avaient été ce jour-là comme sa catharsis, l'avaient purgé de ses soucis. Du moins pour un temps.

Tout à coup, le jeune homme lui proposa de partager avec lui une douceur, lui déclina son identité. Felix se reprit enfin et se ressaisit par un sourire franc et jovial. Comme à son habitude, il tendit la main pour se présenter à son tour, une politesse quelque peu archaïque mais qu'on lui avait inculquée depuis sa plus tendre enfance.

«Enchanté, moi c'est Felix! Felix Chester!»

En outre, il dévoilait toujours son patronyme complet, comme pour certifier qu'il était fier d'appartenir à une telle lignée. Une lignée qui pourtant, ne comptait que très peu de membres. Mais ne privilégie-t-on pas la qualité à la quantité?
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MessageSujet: Re: Peut-on voir la vie en rose, autre part que dans les rêves ? [PV : Felix] Jeu 7 Aoû - 15:06

Une insouciance qui mène deux protagonistes à dévoiler une partie d’eux qu’ils gardaient précieusement au chaud. Avoir de l’élégance, une bonne éducation de leur prédécesseur, ne les obligeait pas pour autant à ne pas pouvoir rire et vivre dans l’innocence quelques fois. Ces deux individus ne pouvaient-ils pas pour une fois, faire comme s’ils n’avaient pas de passé ? Vivre au présent, dans l’insouciance de l’avenir.

Telle était ma vision, et ma volonté des choses. Faire en sorte que chacun ne se soucie peu de l’avenir, d’accord je vivais à moitié dans le passé et dans le présent ; mais ce n’était que provisoire. N’allait pas critiquer mon idée dès maintenant je vous prie.

Felix qui venait de se présenter avec tout son patronyme, se tordait de rire auparavant. D’accord, je lui faisais peut-être un drôle d’effet avec mes chaussons roses ; mais après tout, n’était-ce pas amusant ? Puis, il fallait être original. Dans un monde où chacun veut ressembler à la star qui est représenté dans les magazines et tout ce qui l’entourent. C’est bien pour cela que je ne m’en soucie point ; à quoi bon faire cela ? N’est-il pas plus sain d’esprit de vivre comme chacun désire ? Oui me diriez-vous que certains finiront nus dans la rue ou autres, mais ne serait-ce pas avoir la liberté d’esprit ? Ce serait « cool » après tout.
Enfin bref, où en était-je pour l’histoire ? Ah, à ce drôle de personnage. Félix Chester … En dirait un grand bourge coincé qui s’exprimait. Avec la petite intonation d’un vieux, fièrement sortit et vêtu cela irait si bien. Il avait l’air d’une tête à claque. Mon esprit n’était pas sain du tout penseriez-vous pour que j’aille m’imaginer cela ; mais à vrai dire je ne pouvais qu’approuver cela. Car à cet instant, tandis que lui avait l’air absorbé par mes chaussons je suppose ; moi j’étais en train de l’imaginer se prendre des claques au milieu de grands bourges.

Ikiru s’esclaffait de rire devant Felix, mais s’interrompit un instant quand il venait enfin de remarquer qu’il avait tendu la main en se présentant. D’un coup vif, il se recula et pris quelques peu ses distances avec Felix. Tant d’idées traversaient alors sa petite tête. Etait-il gay, ou bien vraiment un vieux dépravé bourge ? Nul ne savait mais c’est ce qui alla l’amener à se méfier de lui pour le moment. Et pourtant, tous deux avaient fait leur présentation ; plus ou moins élégamment mais les bonnes manières passaient avant tout. Après tout, il devait faire honneur à l’éducation que sa mère lui avait porté non ?  Mais l’insouciance alla le porter plus loin, plus loin qu’il ne l’aurait imaginé en apercevant ce personnage au départ.

Pourquoi ne penser qu’aux bonnes manières et ne pas se soucier de rien après tout. C’est bien ce que je devais apprendre à ce freluquet. Il ne pouvait pas rester là comme un boulet coincé à faire ses présentations de bourges. En dirait une grosse tête de premier de la classe, qui pour son premier jour sortit toutes les bonnes manières pour se présenter.
Enfin, cessons de faire une fixette là-dessus ; à quoi bon cela servirait ?
Je pris donc un des fameux gâteaux du sachet dont je lui en avais tendu un ; ou je me pris un vent assez sévère. Dès lors, vexé par cela j’en sortis un et lui balança à la figure en disant :

« Quoi, ils ne sont pas bons pour que je me prenne un vent ou ? Infâme personnage va. »

Je mis mon casque sur les oreilles et me leva en direction du frigo en mode « Daleux » avant de glisser sur mes propres détritus et me manger la porte du frigo. Il devait sans doute rire de moi de nouveau, surtout quand mes pauvres chaussons se salissaient de nouveau.  Désormais assis après cette belle chute, je le fixais. Je le dévisageais, admirais, toutes les expressions de mes yeux y passaient. Oui, mon inconscience me faisait faire des choses bizarres parfois.
Quand tout d’un coup, un grand rire éclata et sortit de ma bouche. Je n’en pouvais plus, je pleurais de rire jusqu’à qu’un gâteau rentra dans ma bouche pour me calmer.
La nourriture calme les mots, réconcilie autour d’un bon repas et permet d’apporter de la joie après tout. La nourriture c’est la vie …
C’était sur ses belles pensées qui me ramenait un peu à la réalité ; que je lui proposais le dernier gâteau du sachet, tout en lui proposant de s’assoir à mes côtés. De bon cœur, bien évidemment je n’allais pas manger tout cela seul non ? Dès lors, je dis d’une voix plus qu’innocente avec un grand sourire comme souvent :

« Désolé pour tout ce qu’il s’est passé jeune bourge, prend donc ce gâteau comme gage de paix. » Quelques instants passèrent quand il reprit : « Tu veux t’amuser un peu ? »

Sur ces belles paroles, l’imagination et la créativité d’Ikiru atteignirent un haut niveau. Sans même attendre quelconque réponse de Felix ; il sortit quelques boites du placard de la cuisine et prit un melon avant de lui lancer tout sourire.

"Tiens, je te laisse engager."


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MessageSujet: Re: Peut-on voir la vie en rose, autre part que dans les rêves ? [PV : Felix] Sam 6 Sep - 20:23

De toute évidence, Felix, qui avait la fâcheuse manie de se perdre dans ses pensées avait encore, par mégarde, commis une erreur. Ou plutôt ce que l’on appelait plus communément une bourde. Ce geste de main, qu’on lui avait enseigné depuis sa plus tendre enfance, n’était pour lui qu’un automatisme. Il avait tendu la main comme il aurait mis un pied un pied devant l’autre. Quoi que ! Pour lui, ce n’était pas toujours chose facile, à en juger sa capacité inestimable à chuter de manière inattendue.
Néanmoins, se trouver là, un gâteau collé sur le front était plus inattendu encore. Le jeune homme demeura un instant là, les bras ballants, comme à l’ordinaire, ne sachant que faire. Il ne comprenait pas ce qui, subitement, avait pu offusquer son interlocuteur. Si ce n’était peut-être cette manière peu élégante de le fixer, de le détailler, perplexe. Ce n’était pas sa faute ! Les chaussons étaient les seuls responsables ! Ils avaient capté son attention.

Au terme « infâme personnage », Felix ne put que bredouiller une série de ‘’mais, mais, mais’’ saccadés, trahissant son incompréhension qui ne cessait de croître. Un évènement, pourtant, détourna son attention. Le jeune homme face à lui glissa et fonça droit sur la porte du réfrigérateur. Oscillant entre rire et inquiétude, Felix ne put se contenir plus longtemps et gloussa à la manière d’une poule asthmatique. Son naturel profondément gentil, pourtant, revint au galop, et il ne put s’empêcher de s’enquérir :

« Ouch, ça va ? »

Notons que le jeune Anglais n’avait pas, dans le timbre, une once de méchanceté ou de rancune. Ce n’était qu’une question toute simple. Aussi honnête que simple, d’ailleurs. A en juger par l’immense éclat de rire d’Ikiru, la réponse était plus qu’évidente. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Enfin presque.
Un minuscule détail fit tiquer Felix. Le sobriquet de ‘’jeune bourge’’ l’irritait quelque peu. On aurait pu, à la rigueur, le qualifier de maniéré. Passe encore. Après tout, force était de reconnaître qu’il n’était pas le jeune homme le plus spontané du monde. Cependant, un tel jugement le rebutait légèrement. Mais, pour sa défense, son interlocuteur tendait un gâteau, l’invitait à s’asseoir. Une attitude qui, ne soyons pas dupe, ne témoignait d'aucune forme d’hostilité.
Laissant bien vite sa minime frustration, Felix Chester se laissa convaincre et s’installa. Quoi de mieux qu’un bon repas ? Après avoir grignoté le der des ders des gâteaux que contenait le paquet, de nouvelles péripéties attendaient le jeune homme. Lui qui avait caressé l’espoir de s’installer un instant pour une discussion, c’était peine perdue ! Sans qu’il n’ait eu le temps de dire ouf, l’élève se trouva avec un melon au creux des bras. Il l’observa, interloqué, comme s’il n’avait jamais vu cette étrangeté.

Vint ensuite le terme « engager ». Engager ? Engager quoi donc ? Puis, une idée germa dans son esprit. Engager la bataille ! Oh, c’était certes puéril, mais on pouvait bien s’amuser de temps en temps, non ? Un large sourire éclaira le visage de Felix.
Son principal allié, hélas, lui échappa des mains. Vite, trouver une autre solution. A sa gauche, posée sur le plan de travail, il distingua une boîte d’œufs. Il s’en empara et, un rictus narquois suspendu aux lèvres, il en jeta un au visage de son camarade, le manquant de peu.

« A l’assaut !» s’écria-t-il en ricanant.
Pourvu que personne ne vienne troubler leur envolée irresponsable. Felix avait parfaitement conscience qu’il était vil de gâcher de la nourriture. Mais tout ceci lui prodiguait une telle bouffée d’insouciance ! La vie au pensionnant n’avait peut-être pas que des inconvénients, finalement…
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Peut-on voir la vie en rose, autre part que dans les rêves ? [PV : Felix]

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